Une nouvelle page de la chirurgie mini-invasive s’ouvre au CHIREC. L’hôpital de Braine-l’Alleud a franchi une étape majeure avec la réalisation des premières interventions assistées par le robot Hugo RAS qui se sont déroulées avec succès.
Une formation rapide, une sécurité d’emblée
Si la chirurgie robotique est nouvelle sur le site de Braine-l’Alleud, elle est déjà bien implantée au CHIREC : les urologues du site Delta pratiquent depuis plusieurs années des interventions robotiques et les autres disciplines chirurgicales y sont également bien représentées.
La robotique ne bouleverse pas les fondamentaux : les étapes de l’intervention restent celles de la laparoscopie classique. La principale difficulté initiale consiste à se familiariser avec l’interface du robot, mais après quelques heures de simulation et une solide formation, les gestes deviennent rapidement naturels.
La sécurité, elle, est garantie dès la première intervention. Comme le veut l’usage, un proctor — chirurgien expérimenté en robotique — accompagne les débuts de l’équipe. Medtronic va plus loin : durant les premiers mois, deux personnes dédiées assurent sur place le fonctionnement du robot et la formation des infirmières.
Bien plus qu’une simple vente de matériel, la firme a construit le projet aux côtés de l’hôpital, en étudiant le fonctionnement du bloc de Braine pour adapter la technologie à son environnement humain. Résultat : des premières interventions réalisées en toute sérénité et des patients en pleine forme.
Repousser les limites de la chirurgie mini-invasive
La laparoscopie classique a ses limites : certaines interventions restent difficiles, voire impossibles, par cette voie. En augmentant la visibilité, la dextérité et la précision du chirurgien, le robot permet de proposer une approche mini-invasive là où une chirurgie ouverte aurait été sans doute nécessaire.
Longtemps réservée à l’urologie, la chirurgie robotique s’étend désormais aux autres disciplines chirurgicale. À Braine-l’Alleud, le projet s’adresse à l’urologie, la gynécologie et la chirurgie digestive. Les indications resteront toutefois ciblées : cette technologie ayant un coût, elle sera réservée aux interventions difficilement réalisables par laparoscopie classique — chirurgie pariétale complexe, chirurgie du pelvis oncologique ou fonctionnelle,… — pour lesquelles sa supériorité est confirmée par un nombre croissant de publications.
Un enjeu stratégique pour le CHIREC
À l’heure où cette technique est en plein essor, « il devient difficile de ne pas prendre le train ». De plus en plus de patients demandent à être opérés au robot, et l’attractivité joue aussi auprès des futurs chirurgiens : certains candidats refusent désormais de travailler dans un hôpital qui n’en dispose pas.
L’acquisition du robot offre ainsi aux patients comme aux collaborateurs un environnement technologique attrayant.
« L’enjeu stratégique a été au cœur des discussions et nous tenons à remercier particulièrement les Docteurs Vanhove et El Haddad et Monsieur Dewit pour leur soutien à ce projet. Au-delà de la technique, on observe une atmosphère d’émulation positive qui règne au bloc opératoire grâce à l’implication et l’enthousiasme des infirmières. Incontestablement, une nouvelle page de la chirurgie s’ouvre au CHIREC de Braine-l’Alleud.», souligne le Dr Jérôme Herve, chirurgien digestif et pariétal.
Découvrez l’interview du Dr Jérôme Herve, chirurgien digestif et pariétal: