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Comment le département infirmier a fait face à la crise?

La crise du coronavirus donne une résonnance particulière aux soins infirmiers et place les soignants au centre d’un intérêt sans précédent.

Comment ont-ils fait face à la crise COVID-19 au sein du CHIREC?  Comment travailler dans un contexte de pandémie?  Madame Isabelle Cambier, directrice du département infirmier a partagé l’expérience et la réalité des sites qu’elle dirige au CHIREC.

Travailler dans un contexte de pandémie n’est pas facile. Il a fallu réorganiser les divers sites du CHIREC au regard des plans du S.P.F.  Il a fallu augmenter la capacité d’accueil aux Soins Intensifs. 9 lits supplémentaires ont été créés à Braine-l’Alleud, 5 lits à Ste-Anne et 16 lits à Delta et les effectifs doublés pour l’ensemble des unités COVID.  Le quartier opératoire a été fermé sauf pour les urgences et les unités mère-enfant, l’oncologie, la radiothérapie et la dialyse maintenues pour une bonne continuité des soins.

Une gestion structurelle, logistique et humaine
Au-delà de la réalité du cadre structurel, la chaîne logistique a permis d’améliorer l’expérience au quotidien.  L’esprit de solidarité et la flexibilité des infirmières, afin d’aider les collègues sur d’autres sites, ont été possibles grâce à des solutions alternatives  telles que le prêt de voitures pour se rendre sur le lieu de travail, les logements et hôtels mis à disposition, etc..  Sur le terrain, trouver du matériel et participer à la gestion des stocks ont rapproché la communication entre les infirmier( ère)s et la cellule achat, gestion des stocks et les bio-médicaux.

“Tous les jours ou presque, nous devions élaborer et améliorer les procédures” dit Madame Cambier.  Gérer une crise et faire preuve d’adaptabilité à l’extrême, c’est non seulement pouvoir sécuriser les prises en charge des patients mais également le travail infirmier et ce, sur l’ensemble de la chaîne, depuis le centre de triage des patients jusqu’à l’élaboration de la procédure en cas de décès. Ce travail titanesque a été possible grâce à l’étroite collaboration avec les équipes sur le terrain.

Humainement
La peur, la crainte de l’autre, de la proximité, pour la famille, pour soi, pour les plus faibles, le stress lié à la situation structurelle, … la liste des facteurs de risques pour maintenir en santé les infirmier(ère)s  est longue. Madame Cambier nous cite combien l’attention a été portée sur le maintien du bien-être au sein du CHIREC: “une équipe de psychologues était et reste à disposition des soignants un ostéopathe a même réalisé des vidéos afin de conseiller les postures adéquates et proposer un programme d’accompagnement de l’anxiété. La médecine du travail a également joué un rôle dans l’accompagnement des équipes soignantes.

“Nous reconnaissons l’investissement professionnel des soignants,  les risques auxquels ils ont été confrontés, leur niveau d’épuisement, leur créativité, leur inventivité et leur capacité d’adaptation. Nous les remercions chaleureusement car chacun a eu son importance dans la gestion de cette crise.” conclut la directrice générale du département infirmier.

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