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L’informatique au service des généralistes: un nouveau formulaire en ligne pour améliorer les contacts

Le Chirec a mis en place un système de formulaires en ligne pour que les médecins généralistes puissent contacter le service IT en fonction de leurs besoins.  Ce système permet d’éviter les contacts par téléphone parfois difficiles à établir.

La relation entre l’hôpital et les médecins généralistes s’accentue un peu plus chaque jour, avec la réduction des séjours hospitaliers, et demande d’outils de qualité et performants. Au Chirec à Bruxelles, le Dr Pierre-Jean Verheyden, CMIO (chief medical, information officer) du centre hospitalier, y travaille sans relâche. Il vient avec son équipe de mettre en place un système de formulaires en ligne pour que les médecins généralistes puissent contacter le service IT en fonction de leurs besoins : « Il y avait une véritable demande des médecins généralistes en la matière pour améliorer la transmission des données. Le service eHealthBox de la plate-forme eHealth est utilisé. On a 80% de nos documents qui sont envoyés via le flux eHealthbox. La paramétrisation de ces flux est donc très importante. »

Deux formulaires: 24 demandes
Ce travail, qui permet d’éviter les contacts téléphoniques qui avaient lieu auparavant, a débouché sur  la construction de deux formulaires : « un de paramétrisation en fonction des informations exportées et un autre formulaire de contact pour une demande de rapports médicaux. On doit paramétrer l’export selon un format spécifique pour les données cryptées pour que cela soit lisible pour le médecin. Cette demande de contact arrive directement via un connecteur spécifique et on a adapté notre site web. » Ces formulaires sont sur le site web « Chirec.be » dans l’onglet « Espace Professionnel« .

Les premiers pas de cette modification portent déjà leur fruit : « Depuis le mois de juin, nous avons eu 24 demandes par ce canal spécifique avec les médecins généralistes. Ils sont très contents d’avoir cette formule de contact direct.  Ils gagnent du temps parce qu’avant ils devaient le faire par téléphone. »

89% de rapports médicaux produits
Au quotidien, les échanges de documents de DPi sont importants pour le Chirec. « Cela représente 37.000 rapports  aux médecins  par mois  via  le  connecteur de la e-healthbox. L’évolution d’un DPI se fait dans le respect des critères BMUC (Belgian Meaningful Use Criteria). L’exportation de données vers le médecin traitant nécessite le consentement du  patient, ce lien principal avec le médecin généraliste doit être spécifié dans le dossier du patient. »

Cela facilite la prise en charge administrative dans l’institution: « Avec le BMUC, on a un programme d’informatisation qui a changé notre approche. On est financé en fonction depuis 2-3 ans. On a développé notre dossier médical informatisé en fonction des critères de santé publique. Nous comptons 89% en moyenne de rapports médicaux produits. On doit théoriquement arriver à 100%. On mène un important travail de structuration par ailleurs. Ce plan de déploiement est efficace. Les médecins du Chirec jouent le jeu. »

La GDPR et les questions des patients
Au coeur de la transformation technologique et informatique de l’hôpital, la question de la GDPR revient fréquemment : «Les patients posent des questions sur la sécurité des données : on répond. On est en conformité par rapport à la tenue du dossier médical global. On a une surveillance constante de la production et du transfert des données médicales. C’est fondamental à notre niveau évidemment. »

Le lien avec Abrumet
A Bruxelles, le lien existe évidemment avec l’absl Abrumet  et le Réseau Santé Bruxellois: « Cela fait partie des critères BMUC. On publie en fonction de l’autorisation du patient. On publie sur les réseaux santé wallons et bruxellois. Nous publions les liens de  195.000 documents par mois  sur les hubs et donc  disponibles  sur les deux plateformes RSW et Abrumet. On est tenu de publier un pourcentage par nombre de patients inscrits dès que le patient a donné son consentement. »