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Cancers cutanés: lorsque la molécule se fait plus pointue que le bistouri

De tous les cancers, les cancers cutanés présentent la croissance la plus importante, le nombre de nouveaux cas enregistrés en Belgique passant de 11 000 en 2004 à 37 000 en 2015. Actuellement, on estime que 1 personne sur 5 développe au cours de sa vie une forme de cancer de la peau, et 1 sur 75 un mélanome.

Cela s’explique en partie par l’évolution des habitudes socio-culturelles (vacances, bronzage, …), par le délai d’apparition de ces cancers (plusieurs décennies après l’exposition aux UV) et par le fait que nous vivons de plus en plus âgés (l’espérance de vie étant actuellement dans nos pays de 81 ans pour seulement 48 ans en 1900) et de plus en plus chroniquement malades : de nombreuses pathologies n’étant plus létales, cela nous donne l’occasion de développer des cancers cutanés nécessitant une prise en charge. L’amélioration de l’enregistrement des cas introduit cependant un biais, augmentant d’autant plus le nombre de cancers cutanés recensés aujourd’hui.

A côté de cette augmentation incessante de l’incidence, ces dernières années ont vu apparaître de profondes modifications en ce qui concerne la prise en charge des cancers cutanés avancés avec les succès des immunothérapies et des thérapies ciblées. Les carcinomes basocellulaires considérés comme inopérables sont potentiellement contrôlés par une molécule ciblant la voie Hedgehog et les mélanomes inopérables peuvent aussi l’être par des inhibiteurs de la voie Braf/MEK et/ou par des immunothérapies.

Rajoutons, à ces aspects thérapeutiques, le fait que certaines de ces molécules peuvent maintenant être administrées à titre de traitement « adjuvant », visant à diminuer le risque de récidive en complément d’une chirurgie considérée comme complète.

Il est important de prendre conscience de ces nouvelles possibilités thérapeutiques qui révolutionnent le pronostic des cancers cutanés. Il est tout aussi important de savoir que chacune peut présenter des effets secondaires qu’il faut pouvoir détecter précocement pour limiter leurs conséquences.

Heureusement, si l’on prend en compte l’ensemble des cancers cutanés, la plupart restent tout à fait localisés et peuvent guérir par des traitements locaux d’ordre dermatologique et chirurgical.

Le nombre croissant des options thérapeutiques et l’évolution continue des traitements systémiques justifient sans aucun doute que les cas complexes soient discutés lors d’une concertation oncologique multidisciplinaire (COM) qui permettra d’intégrer l’avis de divers spécialistes impliqués dans ces pathologies, en vue d’une prise en charge optimale.

Ces divers aspects ont été au centre des échanges des 10èmes Rencontres du CCI: nous avons eu le plaisir de recevoir les médecins généralistes et spécialistes concernés, au Chalet Robinson, au cœur de Bruxelles, lieu urbain et original, qui nous accueille, avec ses équipes professionnelles, depuis dix ans.

Olivier De Lathouwer, Coordinateur de la Clinique d’Oncologie Dermatologique
Thierry Velu, Directeur du Chirec Cancer Institute

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